🚨 Avec la publication ce jour du décret fixant à 80 ans (au lieu de 70) l’âge ouvrant droit à l’exonération de cotisations patronales « aide à domicile », l’État envoie un signal clair : le domicile devient une variable d’ajustement budgétaire, non un pilier de notre politique de l’autonomie.
Cette mesure revient à réduire le soutien aux interventions de prévention, celles qui permettent justement :
📍 De retarder l’entrée dans la dépendance ;
📍 De prévenir les ruptures de parcours ;
📍 D’éviter des coûts bien plus lourds : hospitalisations et placements en EHPAD.
👉 Autrement dit, le Gouvernement fait le pari d’un gain fiscal à court terme au détriment d’une vision stratégique, malgré des alertes auprès du 1er Ministre (restées lettre morte) et des cabinets des Ministres David Amiel et Camille Galliard-Minier.
Pire, le texte prévoit une rétroactivité au 1er janvier 2026.
Résultat :
❌ Une complexité administrative supplémentaire ;
❌ Des équipes qui passent plus de temps à recalculer des exonérations qu’à organiser l’intervention au domicile ;
❌ Une fragilisation supplémentaire d’un secteur déjà confronté à la pénurie de professionnels.
Et ce décret intervient :
⛽️ En pleine flambée des prix des carburants, alors que la mobilité est au cœur du domicile ;
🏠 Sans aucune annonce de soutien spécifique aux services autonomie et à leurs salariés.
L’aide à domicile ne bloque pas notre pays, elle le soutient au quotidien.
Un engagement certainement trop discret qui semble aujourd’hui se payer cher.